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Biographie

Tony Dreyfus est, par son parcours, héritier des grands combats de la gauche : l’émancipation des colonies, les libertés publiques, le mouvement ouvrier coopératif, le syndicalisme, la responsabilité économique et l’innovation sociale. C’est cette expérience qu’il veut mettre au service d’une gauche qui protège et d’une gauche qui agit.

Un enfant de la guerre
Tony Dreyfus est né en 1939 à Paris. Sa famille fuit l’occupation pour s’installer en zone libre à Marseille, puis en Corse et en Algérie. Son père offre ses services au Gouvernement d’Alger et devient en 1944 l’un des collaborateurs du nouveau Préfet de la Corse, premier département libéré. La famille est de retour à Paris en janvier 1945. Tony Dreyfus poursuit sa scolarité au lycée Janson-de-Sailly, où il a notamment comme professeur Jean Poperen.

Un homme d’engagements : professionnels et militants
Très jeune, Tony Dreyfus s’engage, il participe aux manifestations favorables à la décolonisation en 1954, ainsi qu’aux mouvements contre la répression, en 1956, à Budapest. A Sciences-Po il côtoie une génération d’hommes et de femmes avec qui il aura des débats passionnés. (Michèle Cotta, Lionel Jospin, Claude Domenach, Ernest-Antoine Seillière, Etienne Mougeotte et Jean-Pierre Chevènement). Très impliqué dans le mouvement étudiant, à l’UNEF, il en deviendra vice-président national, le Président d’alors étant Dominique Wallon. Il s’engage dans la lutte pour la décolonisation et l’émancipation de l’Algérie et, dans ce cadre, participe à la tragique manifestation de Charonne en 1961. Tony Dreyfus rencontre cette année-là sa femme Françoise, avec qui il aura 5 enfants.

Quand Tony Dreyfus devient avocat en 1965, il commence par être clerc d’avoué rue de l’Echiquier dans le 10ème arrondissement, puis entre au cabinet de Robert Badinter en 1966. Il traite d’abord d’affaires pénales avant d’être avocat de l’UNEF en 1968.

Il croise au club « Jean Moulin » des personnalités de la société civile qui souhaitent repenser la gauche, comme l’ambassadeur Stéphane Hessel et de nombreux proches de Pierre Mendès-France. Michel Rocard et Tony Dreyfus dans les années 1970Ce sera surtout le début de l’amitié fidèle qui le lie à Michel Rocard.
En 1973, le mouvement social des Lip à Besançon porte l’espoir de toute la gauche française. Tony Dreyfus est l’avocat des syndicalistes CFDT des Lip et aussi de la Fédération Générale de la Métallurgie CFDT. Cette expérience est pour lui fondatrice et passionnante. Il y apprend la solidarité des communautés ouvrières, le fonctionnement et les difficultés des Sociétés Coopératives Ouvrières de Production, dossier dont il aura ensuite la charge au Gouvernement. Homme de dialogue, il saura alors manier en alternance la dureté et la finesse dont il faut faire preuve dans les négociations avec le patronat. Les relations de confiance qu’il tisse avec le syndicat le conduiront à être, pendant de longues années, l’avocat de la Fédération Métallurgie de la CFDT.Affiche PSU 1968

Une passion, la politique
Après une première candidature aux législatives de 1968 pour le PSU à Clignancourt, Tony Dreyfus rejoint le Parti Socialiste avec Michel Rocard.

A l’arrivée de la gauche au pouvoir, les services de Tony Dreyfus sont utilisés par le Premier Ministre Pierre Mauroy, dans le domaine économique : il est désigné comme membre de commission sur les nationalisations mise en place par le Premier Ministre. Elisabeth Guigou, Michel Rocard et Tony Dreyfus, en 1990Puis en 1988, Tony Dreyfus devient Secrétaire d’Etat auprès du nouveau Premier ministre Michel Rocard. Par sa compétence sur les sujets économiques, il contribue alors à déminer des dossiers sensibles comme le RMI, la CSG, la nouvelle fiscalité, …

François Mitterrand et Tony Dreyfus, en 1989Il est plus précisément chargé de l’Economie sociale et, à ce titre, aide les mutuelles et les coopératives à se développer et à porter leur ambition de solidarité dans l’économie de marché.

Paris, le 10e arrondissement
C’est au sortir de cette expérience gouvernementale que Tony Dreyfus arrive dans le 10e arrondissement de Paris. Il est candidat pour la première fois aux municipales de 1989, le 10e est à droite depuis toujours, il devient Conseiller de Paris d’opposition.

Tony Dreyfus et Jacques DelorsEn 1995, à l’issue d’une campagne remarquable et contre toute attente, Tony Dreyfus devient Maire du 10e. Au côté des 5 autres arrondissements où la gauche a gagné, il n’aura de cesse de préparer les conditions de la victoire de Bertrand Delanoë à Paris.

Bertrand Delanoë et Tony DreyfusDans son arrondissement, il s’illustrera notamment en permettant l’installation courageuse, rue Beaurepaire, d’un centre d’accueil pour toxicomanes. Il s’engage avec son équipe dans la lutte contre le logement insalubre et défend les projets de réaménagement indispensable dans cet arrondissement populaire. En 2001, il est au centre du dispositif que Bertrand Delanoë met en place pour conquérir la capitale. Tony Dreyfus met toute son énergie pour apporter un socle électoral consolidé dans le 10e.

Tony Dreyfus, Lionel Jospin, Sylviane Agacinsky et Pierre CastagnouEn 1997, c’est la circonscription que Tony Dreyfus prend à la droite, utilisant son déjà populaire bilan de Maire d’arrondissement pour faire basculer la circonscription. Il participe à l’Assemblée Nationale à la mise en œuvre des grandes réformes du gouvernement de Lionel Jospin : PACS, 35 heures, CMU etc., et y défend avec énergie les intérêts des habitants des quartiers populaires de Paris et du 10ème En 2002, dans le contexte difficile que l’on connaît, il assume son mandat dans l’opposition aux gouvernements Raffarin et Villepin.

Tony Dreyfus et Ségolène RoyalL’implication de Tony Dreyfus à la Commission des Finances de l’Assemblée nationale lui a permis d’être le Rapporteur du budget du Ministère de l’Intérieur et ainsi d’appréhender toutes les arcanes de celui-ci. Au cours de son deuxième mandat, il a travaillé sur des dossiers essentiels et a été une des voix écoutées de l’opposition. Il a en particulier été l’auteur du rapport sur les régimes spéciaux de retraite lors de l’examen du budget de l’Etat. De même, il a activement participé aux récents débats sur le droit au logement comme sur les « ventes à la découpe », sujets qui touchent en premier lieu l’arrondissement.

Il est depuis le 1er octobre 2009, vice-président de l’Assemblée nationale.

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